Via Campesina : la voix des paysans

Via Campesina, réseau mondial de petits agriculteurs récemment réuni à Jakarta, se bat pour la souveraineté alimentaire des peuples. Et a en partie gagné la bataille des idées. Reportage.

Patrick Piro  • 20 juin 2013 abonné·es

«L a Via Campesina est devenue une référence sur les questions de souveraineté alimentaire. » Le compliment est livré par Olivier de Schutter, rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations unies. « 2,6 milliards de personnes dépendent de la petite agriculture dans le monde. C’est là qu’il faut investir pour le futur, avec des modèles qui protègent les écosystèmes. » La salle applaudit, ravie : dans le message vidéo qu’il a fait parvenir, le haut fonctionnaire explique sans détours que les paysans de la Via Campesina ont raison contre la machine agro-industrielle et la plupart des politiques agricoles dans le monde.

Dans le climat équatorial poisseux de Jakarta (Indonésie), quelque 550 délégués venus de près de 80 pays assistaient, du 9 au 13 juin, à la rencontre que le réseau organise tous les quatre ans pour faire le point sur la situation de la paysannerie dans le monde et ajuster sa ligne politique. « C’est le

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Écologie
Temps de lecture : 5 minutes