Une voix privée de micro !

Tandis que les radios préparent leur rentrée, Alain Maneval, grande figure
des studios et des programmes musicaux, reste toujours écarté du paysage.

Jean-Claude Renard  • 11 juillet 2013 abonné·es

Visage émacié et frêle corps. Un brin dégingandé. Une envergure d’albatros, arc-boutée sur un pommeau argenté surmonté d’une vanité. Et puis cette voix. Ajourée par la vie, voilée par le tabac. Limpide. Chaude, c’est peu dire. Une voix de radio en somme. Qui n’en fait plus, et qui lui manque. Immensément. Alain Maneval est persona non grata sur l’antenne.

Pourtant, Maneval reste une figure de la radio. Élevé sous l’influence théâtrale de Brecht, au mitan des années 1970, il affûte ses cordes vocales dans l’encolure des Sex Pistols, des Clash, et des Stranglers, agite déjà les radios libres. En 1978, il intègre Europe 1 pour animer « Po-Go », à traduire par la danse des dingues, rendez-vous musical

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Médias
Temps de lecture : 4 minutes