Barrage contre la Manche

Les pieux de la cité malouine rappellent que la mer peut être brutale. [Libres pérégrinations, épisode 17]

Michel Soudais  • 18 août 2013
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Barrage contre la Manche

Fort national depuis la plage du Sillon, Saint-Malo, novembre 2009


Toujours se méfier des apparences. Ces grands poteaux de chênes plantés sur la plage du Sillon ne sont destinés à aucune moule ; la mytiliculture ne se pratique pas sous les remparts de Saint-Malo. Ils ne constituent pas davantage les vestiges d’un dispositif défensif anti-débarquement ; nous ne sommes pas en Normandie. Présents depuis 1698, ces troncs font certes partis du paysage, mais leur rôle n’est pas décoratif.

Plage du sillon, Saint-Malo, novembre 2009

Depuis plus de trois cents ans, ces pieux luttent contre la furie des flots.
Au fil des ans, leur rôle de brise-lames s’est affirmé. Et leur nombre n’a cessé de croître pour résister aux assauts des marées. Enfouis dans le sable sur une profondeur d’au moins égale voire supérieure à leur hauteur visible, ils sont essentiels à la protection des remparts et de la digue construite à la fin du XIXe siècle sur une ancienne flèche de sable qui reliait autrefois Paramé à la ville close. L’année de ma visite, Ouest-France en dénombrait 3.000.

Plage du sillon, Saint-Malo, novembre 2009

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