Dossier Front de gauche : chacun son explication

En dépit des distances prises avec le Parti socialiste, le Front de gauche ne profite pas du recul du gouvernement. Plusieurs raisons sont avancées.

Michel Soudais  • 12 septembre 2013 abonné·es

Le Front de gauche s’interroge. Et doute. L’optimisme et l’enjouement de la campagne présidentielle ont cédé la place à une forme de désarroi teinté de fatalisme. En cause, la politique conduite par le gouvernement depuis son installation. Une situation que beaucoup de militants résument d’une phrase : « On n’espérait rien de ce gouvernement et il a quand même réussi à nous décevoir. » Face à cette déception, l’impuissance du Front de gauche à enrayer les choix du gouvernement est également questionnée. En plusieurs occasions, le Front de gauche est descendu dans la rue : pour refuser le traité budgétaire européen, s’opposer à la retranscription de l’accord national interprofessionnel sur l’emploi, réclamer une amnistie des syndicalistes et militants associatifs et écologistes, le passage à une VIe République… Ses parlementaires ont tempêté contre toutes les facettes d’une « politique d’austérité incapable de relancer l’activité et de sortir de la crise »  ; ils ont refusé de voter la confiance au gouvernement, se sont abstenus sur le budget, ont voté contre le crédit d’impôt compétitivité emploi. Sans succès. Plus troublant, malgré ces prises de distance, le Front de gauche

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Publié dans le dossier
Front de gauche : Pourquoi ça coince
Temps de lecture : 6 minutes