Pascal Boniface : « Ne pas affaiblir le Conseil de sécurité de l’ONU »

Le directeur de l’Iris, Pascal Boniface, met en garde contre une intervention directe qui aurait des conséquences durables sur l’ONU et plaide pour un armement des rebelles afin de forcer Bachar al-Assad à négocier.

Denis Sieffert  • 11 septembre 2013 abonné·es

Après un G20 qui a confirmé la fracture avec la Russie, Barack Obama déployait en début de semaine une intense activité afin de convaincre le Congrès de lui donner le feu vert pour une intervention en Syrie sans l’aval de l’ONU. Si le Sénat semblait prêt à le suivre, la Chambre des représentants paraissait au contraire majoritairement hostile. Quant à François Hollande, il était condamné à attendre le verdict des parlementaires américains. Tout juste pouvait-il se consoler d’avoir obtenu in extremis une déclaration de tous les dirigeants européens du G20 appelant à « une forte réponse internationale » après l’attaque chimique du 21 août. D’un côté, deux chefs d’État qui jouent leur crédibilité ; de l’autre, le risque, en cas d’intervention sans mandat, d’un affaiblissement durable des instances internationales. C’est ce risque que Pascal Boniface, directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques, analyse dans l’entretien qui suit.

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Monde
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