Bonnets rouges : Une mobilisation ambiguë

Le mouvement des bonnets rouges a allumé un feu que ses initiateurs ne savent comment éteindre. Le succès de la mobilisation de Quimper paraît sans lendemain, du moins pour les salariés.

Michel Soudais  • 14 novembre 2013 abonné·es

Jacquerie inquiétante ou révolte populaire ? Depuis le succès de la manifestation de Quimper, le mouvement des bonnets rouges fait débat à gauche. Ce rassemblement hétéroclite de patrons, d’ouvriers, de pêcheurs et de paysans y est diversement apprécié. Si Ségolène Royal a paru la plus enthousiaste en assimilant « la levée des Bretons » à une « révolte citoyenne » plutôt « réconfortante », la tonalité est généralement plus réservée. La présidente de la région Poitou-Charentes a d’ailleurs fait marche arrière le lendemain en indiquant qu’elle avait tenu ces propos dans une émission enregistrée « avant les actions d’escalade » du samedi 9 novembre.

Ce matin-là, environ 250 personnes, dont certaines coiffées de bonnets rouges, se sont retrouvées pour une manifestation « symbolique » au pied d’un portique écotaxe à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Mais, dans l’après-midi, un autre

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Politique
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