L’Afrique, pour le meilleur et pour le pire
En Centrafrique, la France est ce qu’on appelle un pompier-pyromane. Mais ce n’est pas dans sa fonction de pompier qu’il faut la blâmer.
dans l’hebdo N° 1281 Acheter ce numéro
Nos regards se sont beaucoup tournés, ces jours-ci, vers l’Afrique, ce qui n’est pas si fréquent. Alors que l’hommage à Nelson Mandela semblait s’imposer à tous les dirigeants occidentaux comme un exercice obligé de vertu, on nous montrait à la télévision des images de cadavres jonchant les rues de Bangui, et l’arrivée dans la capitale centrafricaine de ce qu’on nomme, dans la littérature militaire, notre « corps expéditionnaire ». L’Afrique pour le meilleur et pour le pire, en quelque sorte. Mais le meilleur et le pire sont-ils tellement éloignés l’un de l’autre ? Pas sûr ! Car nous savons bien qu’au-delà de la magnifique ferveur d’un peuple qui célébrait son héros, la misère et la violence sont toujours omniprésentes dans les townships de Johannesburg, du Cap ou de Pretoria.
Nelson Mandela a certes
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