Manuel Valls, l’homme qui en fait trop
En tête de pont sur l’affaire Dieudonné, le ministre de l’Intérieur continue d’occuper le terrain médiatique, n’hésitant pas à faire sans cesse sa promotion, sans égards pour les dégâts qu’il provoque.
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Après deux semaines sous les projecteurs médiatiques, c’est dans les pages « Loisirs et spectacles » du Parisien que Manuel Valls dressait, lundi, le bilan de son offensive contre Dieudonné. Le ministre de l’Intérieur s’y défend d’avoir « mené un combat personnel » : « Nous nous sommes mobilisés, et la mécanique de la haine a été effectivement cassée. » Si le premier flic de France présente l’interdiction du spectacle de « l’humoriste », confirmée à trois reprises par le Conseil d’État, comme une victoire collective, ce « nous » n’est que de pure forme. Car quelques phrases plus loin, c’est bien à lui seul qu’il en attribue le mérite : « S’il n’y avait pas eu mon initiative, Dieudonné aurait poursuivi son show ignoble. »
Sur ce point, le sanguin Manuel Valls n’a pas tout à fait tort. Tout commence par une flopée de déclarations indignées, à juste titre, par les propos antisémites de Dieudonné dans son spectacle le Mur, filmé en caméra cachée dans un reportage de l’émission « Complément d’enquête », sur France 2, le 19 décembre. Une semaine plus tard, le ministre de l’Intérieur s’empare du sujet ; il annonce, le 27 décembre, étudier
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