Sur l’assassinat de Maurice Audin

Un appel sera lancé le 24 mars pour que l’exécution du jeune professeur à Alger en 1957 soit reconnue comme crime d’État.

Gilles Manceron  • 20 mars 2014 abonné·es
Sur l’assassinat de Maurice Audin

Pendant la guerre d’Algérie, le 11 juin 1957, en pleine bataille d’Alger, Maurice Audin, jeune professeur de mathématiques à la faculté des Sciences, 25 ans, membre du Parti communiste algérien (PCA), est arrêté à son domicile par les hommes de la 10e division parachutiste, commandée par le général Massu, chargée alors par les autorités françaises du maintien de l’ordre à Alger. Il n’est jamais réapparu. Tout comme quelque trois mille Algériens arrêtés par ces mêmes parachutistes et disparus. Le secrétaire général de la police d’Alger, Paul Teitgen, ancien résistant déporté, qui avait compris qu’ils étaient voués à la torture et aux exécutions sommaires, avait demandé qu’une assignation à résidence soit établie pour chacun d’eux, pour qu’il en reste une trace. Teitgen a démissionné le 29 mars en écrivant : « Depuis trois mois nous sommes engagés […] dans l’anonymat et l’irresponsabilité qui ne

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