La grogne, oui, mais contre qui ?

Soumis à rude épreuve, les usagers ne s’opposent pas seulement au mouvement des cheminots, ils expriment aussi de nombreux reproches à la SNCF, qui ne fonctionne plus comme un service public.

Thierry Brun  • 26 juin 2014 abonné·es
La grogne, oui, mais contre qui ?
© Photo : AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

Encore une journée de grève des cheminots contre la réforme ferroviaire du gouvernement Valls. Pour les usagers, les presque deux semaines de ce mouvement ont été éprouvantes. Car aux perturbations du trafic des TGV, des TER et des Intercités s’ajoutent des incidents devenus quasi quotidiens : trains en retard, supprimés, en panne, surchargés, lignes dégradées, attente interminable aux guichets… Que l’on soutienne ou non les grévistes, il y a de quoi râler sur le quai, quitte à mettre tout le monde dans le même sac. Ainsi, la Coordination nationale des usagers du train (Cnut), qui a appelé à un boycott symbolique de la SNCF, justifie sa colère en pointant à la fois un mouvement social déclenché « par quatre organisations syndicales

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