L’info choisit son camp

Des usagers pris en otages : sur fond de culture libérale, les médias défendent monsieur Tout-le-monde contre les grévistes.

Jean-Claude Renard  • 26 juin 2014 abonné·es
L’info choisit son camp
© Photo : AFP PHOTO / BORIS HORVAT

Mercredi 11 juin, sur TF1, Jean-Pierre Pernaut annonce « une journée noire pour les usagers ». D’emblée, tombe un micro-trottoir, ou plutôt un « micro-quai », exprimant un ras-le-bol. Pernaut fronce les sourcils. Pas un mot d’explication sur les raisons de la grève ni sur les revendications. Le même soir, chez Gilles Bouleau, Guillaume Pepy, patron de la SNCF, estime que le projet contesté « a pour objectif de sauver le système ferroviaire français ». Le présentateur du JT ne se montre pas plus pédagogue et enchaîne sur « la galère du jour ». Idem le lendemain. Le surlendemain, les usagers sont déjà « excédés ». Mais toujours pas d’explication. Dans les jours qui suivent, « galère » et « prise d’otages » sont les deux leitmotivs des JT. Il faut attendre le sixième jour pour avoir un début d’explication sur TF1, avec

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