Avignon entre dans la danse
Après des débuts peu convaincants, le festival prend son envol. Avec de libres et joyeux spectacles musicaux et chorégraphiques.
dans l’hebdo N° 1312 Acheter ce numéro

Pour inaugurer cette 68e édition du Festival d’Avignon dans la joie, c’est par Coup fatal qu’il aurait fallu commencer. Pendant que le Palais des papes accueillait le Prince de Hombourg et qu’Olivier Py présentait son Orlando ou l’Impatience, le chorégraphe belge Alain Platel donnait un coup de jeune au répertoire baroque, le mêlant à des sonorités congolaises. Ou était-ce plutôt la musique congolaise qu’il métissait d’airs de Bach, de Haendel et de Monteverdi ? Impossible de trancher. Coup fatal n’est pas une somme d’allers-retours entre deux traditions musicales étrangères l’une à l’autre : c’est un concert auquel les corps des treize musiciens de Kinshasa, dirigés par le musicien Fabrizio Cassol, insufflent une gaieté qui se moque des frontières. L’expression de qui s’amuse à dépoussiérer le quotidien. En l’occurrence, la musique traditionnelle et la danse populaire. Plus encore que le chef d’orchestre et guitariste Rodriguez
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