Brésil : Le Mondial côté sombre
La Coupe du monde de football tire sa révérence sur un bilan jugé positif, mais l’ampleur médiatique de l’événement a occulté de graves atteintes aux droits de l’homme. Correspondance à Rio, Marie Naudascher.
dans l’hebdo N° 1312 Acheter ce numéro

La statue du Corcovado aux bras ouverts surplombe le stade du Maracanã, scintillant au milieu de la zone Nord de Rio de Janeiro. L’image saisit les millions de touristes et d’amoureux du football regroupés sur la plage de Copacabana pour assister à la dernière phase de la compétition. À l’unisson, ils applaudissent cette belle perspective. Malgré les sérieuses préoccupations de la presse internationale liées aux retards des stades pour ce Mondial, le Brésil a offert un spectacle inoubliable. Les 32 meilleures équipes de football de la planète ont permis au Brésil de montrer qu’il était à la hauteur pour organiser ce type de grands événements. Mais le contrôle de la FIFA, organisatrice de l’événement, a occulté des éléments importants. Tout commence lors de la cérémonie d’ouverture du 12 juin. Alors que le monde entier découvre les formes de Jennifer Lopez et de Claudia Leite chantant l’hymne de la FIFA, un jeune Guarani de 13 ans brandit une banderole rouge : « Demarcação » (démarcation). À la
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