Chutes en accord majeur

Dans Fell fall fallen , Sébastien Le Guen et Jérôme Hoffmann déclinent le motif de l’effondrement. Ils mêlent musique et acrobatie pour dire la beauté tragique de ce risque qui plane sur le circassien.

Anaïs Heluin  • 23 octobre 2014 abonné·es
Chutes en accord majeur
© **Fell, fall, fallen** , de la Cie Lonely Circus, le 31 octobre au Centre culturel Jean-Ferrat à Cabestany (66), 04 68 50 82 95, du 11 au 14 décembre au Théâtre Massalia à Marseille et le 24 janvier au Théâtre des quatre saisons à Gradignan (33). Photo : Lonely Circus

Décortiquer la chute. Tenter de prévoir sa forme, d’imaginer sa couleur. Lui donner corps pour en faire un ennemi tangible, une vilaine sorcière dans laquelle on pourrait frapper à volonté. Pas par cruauté, juste pour se rassurer un peu, se donner l’illusion de tout maîtriser. Plusieurs créations récentes le prouvent : le cirque contemporain aime à gloser sur le risque qui menace ses interprètes. Dans le Vide, qui a ouvert la saison au Montfort à Paris, Fragan Gehlker et Alexis Auffrey prenaient le Mythe de Sisyphe d’Albert Camus comme prétexte de leur exploration d’un élément présent sous bien des chapiteaux : la

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Culture
Temps de lecture : 4 minutes