En attendant le congrès de « clarification »

La gauche du PS, forte du sentiment que les militants, les écologistes et les communistes n’approuvent pas la politique du gouvernement, prend ses marques en prévision d’un congrès dont la date reste incertaine.

Michel Soudais  et  Pauline Graulle  • 9 octobre 2014 abonné·es
En attendant le congrès de « clarification »
© Photo : Michel Soudais **Erratum** Une erreur s’est glissée dans le portrait de Martine Aubry publié dans le n° 1321 de Politis. Hugo Vandamme, qui a conduit la liste Front de gauche aux dernières municipales à Lille, n’est pas militant au Parti de gauche, comme indiqué, mais au PCF.

On n’en connaît encore ni la date ni le lieu. Mais tous les responsables du PS songent déjà au prochain congrès. Les statuts du parti prévoient son organisation à mi-mandat, soit mi-novembre. En lieu et place, Solférino a lancé sur la durée de l’automne des États généraux du PS. Une consultation destinée à redéfinir l’identité du parti d’Épinay, mais sans enjeu de direction. Et qui évite surtout de discuter de la politique économique et sociale du gouvernement, ou de la stratégie du parti. Dénonçant une diversion, toutes les sensibilités qui composent la gauche du parti, comme les frondeurs – qui ne veulent plus qu’on les appelle ainsi –, réclament un vrai congrès en 2015. L’exécutif, lui, souhaite repousser le rendez-vous en 2016, après les échéances électorales départementales de mars et les régionales de décembre. Afin de proposer une date à la fin du mois, Jean-Christophe Cambadélis a annoncé lundi la mise en place d’une commission composée de deux représentants de chacun des courants du congrès de Toulouse (2012). Sans attendre cet arbitrage, dont Benoît Hamon estime qu’il traduira in fine le choix de François Hollande et de Manuel Valls, les oppositions internes s’organisent en vue de ce rendez-vous qui permettra de jauger le soutien des militants à la ligne politique de l’exécutif.

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Politique
Temps de lecture : 7 minutes

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