La politique sans convictions
Ce qui choque le plus dans cette accumulation de revirements, c’est l’amnésie. L’absence d’explication. Ce qui ressemble à du mépris pour les électeurs.
dans l’hebdo N° 1322 Acheter ce numéro
Souvent homme politique varie. Feu Edgar Faure, que l’on moquait volontiers pour ses retournements de veste, disait joliment, mais cyniquement, que « ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent ». Rien de très nouveau donc sous les ors de la République. Mais tout de même, l’actualité de ces derniers jours nous a offert un assez joli florilège de volte-face et de reniements. Il y eut d’abord Nicolas Sarkozy et le gaz de schiste. Pour sa rentrée (ratée), le 25 septembre à Lambersart (Nord), il s’en est pris, avec la foi du charbonnier – si j’ose dire s’agissant d’énergie –, aux partisans du principe de précaution qui s’opposent à l’extraction du gaz de schiste. Le ton était d’autant plus véhément qu’il s’agissait de faire oublier qu’il avait lui-même interdit la fracturation hydraulique en 2011.
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