CFDT : la stratégie de l’immobilisme ?
La fédération célèbre son cinquantième anniversaire dans une atmosphère très attentiste. Malgré ses doutes sur l’attitude du gouvernement, elle ne dévie pas de sa ligne réformiste.
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Pas de dossier de presse ni de communiqué pour annoncer la célébration du cinquantième anniversaire de la Confédération française démocratique du travail. Pourtant, l’événement était célébré mercredi 5 novembre à la Maison de la mutualité, dans le Ve arrondissement de Paris. Tables rondes, petits fours et quelques invités de marque, dont Manuel Valls, qui met à rude épreuve le dialogue social et « désarçonne » le syndicat réformiste, selon Laurent Berger, secrétaire général.
Désarçonné, peut-être, mais pas au point de taper du poing sur la table. La CFDT a signé les accords nationaux interprofessionnels (ANI) les plus controversés sur l’assurance chômage, la formation professionnelle et le pacte de responsabilité. Et ce sans rencontrer d’opposition en son sein, puisque la stratégie du syndicat a été validée massivement, lors du congrès de Marseille de juin dernier, après deux ans de réformes lancées par le gouvernement : « Fondamentalement, assure Cécile Guillaume, sociologue, qui a été chargée d’études au sein de la CFDT [^2], la direction est très
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