Vivre avec le loup, une affaire d’État
Selon des chercheurs en sciences humaines, les pouvoirs publics doivent résolument organiser la coexistence avec l’animal.
dans l’hebdo N° 1329 Acheter ce numéro

Ma vie avec Brenin ! Cité par la revue Billebaude, Mark Rowlands a été profondément marqué par une décennie de cohabitation avec un loup adopté à la naissance [^2]. Si Brenin a montré des capacités d’adaptation au mode de vie humain, il ne s’est toutefois pas défait de sa nature sauvage, constate le philosophe états-unien, qui fait de son expérience un fondement de sa pensée : il faut bien reconnaître des droits à l’animal, mais il n’a pas de devoirs envers nous. Dans le monde rural, où l’on a rarement choisi de fréquenter le loup, les conclusions sont moins apaisées. Comment vivre avec le prédateur ? Des chercheurs en sciences humaines tentaient de répondre à la question lors d’une conférence organisée par le Musée de la chasse et de la nature le 12 novembre, à Paris.
Mais tout d’abord, veut-on vivre avec ?, s’interroge Nicolas Lescureux, ethno-écologue au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (Cefe-CNRS). La question semble obsolète tant l’animal impose sa présence, à écouter Éric
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