Un vote très post-démocratique

Le vote électronique pour la présidence de l’UMP a connu de nombreux bugs.

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Le vote électronique pour la présidence de l’UMP a été, de l’avis médiatique général, un succès. En effet, dénis de service, bugs en série, messages d’erreur et une sécurité défaillante ont été constatés. Dès l’ouverture du scrutin, le site dédié était saturé. « Une attaque informatique », ont vite diagnostiqué les organisateurs. Deux heures après l’annonce de leur intervention réparatrice, il était encore impossible de s’y connecter. Un refus de connexion qui a surpris un Luc Chatel penaud qui tapotait son code devant BFMTV pour prouver que tout allait bien. Bruno Le Maire a dû s’y reprendre à cinq reprises et changer d’ordinateur pour voter. La Haute autorité s’est fendue d’un communiqué précisant qu’il ne fallait pas entrer les « 0 » devant son numéro d’adhérent. Et dans un autre qu’un message « vote impossible » signifiait que le vote a été… validé. Pire, des informaticiens ont pu constater, notamment sur Rue89, une absence totale de sécurisation du serveur. Pour eux, « les conditions garantissant une élection claire et incontestable n’étaient pas réunies ». Le vote électronique est décidément post-démocratique.


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