Algérie : Les frondeurs d’In Salah
Mobilisée en masse depuis janvier contre les premiers forages dans le sud algérien, la population a relancé son blocus alors que le gouvernement persiste dans son intention d’exploiter la ressource.
dans l’hebdo N° 1341 Acheter ce numéro

«Il faudra nous rouler dessus, mais on ne lâchera pas, voilà ce que disent les gens à l’entrée des puits », témoigne Tarek Zegzeg, étudiant et l’un des animateurs du mouvement de contestation anti-gaz de schiste d’In Salah. La petite ville saharienne de 45 000 habitants, au centre de l’Algérie, est le foyer d’une mobilisation sans précédent qui a pris le gouvernement au dépourvu.
Le 27 décembre, le ministre de l’Énergie, Youcef Yousfi, se félicitait de voir brûler la première torchère de gaz de schiste du pays au-dessus du « très prometteur » puits d’exploration AHT1H1, qui a commencé de percer la couche de schiste du bassin d’Ahnet. Cinq jours plus tard, des centaines de personnes descendaient dans la rue. Des universitaires, tout d’abord, puis des habitants de toute origine, jusqu’à 4 000 en dépit de l’interdiction de manifester qui règne dans le pays. Des marches ont lieu tous
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