Cyril Seassau : « En période d’austérité, la culture passe au second plan »
Face à la baisse des dotations aux collectivités, le Syndeac lance des rencontres sur la place des arts et de la création.
dans l’hebdo N° 1342 Acheter ce numéro

© AFP PHOTO / THOMAS BREGARDIS
L’austérité n’épargne pas la culture. Mais les marches pour la culture et les mobilisations des intermittents au printemps 2014 ont permis de maintenir le budget pour 2015. Alors qu’il était en baisse de 4 % en 2013 et de 2 % en 2014, il est reconduit à 7 milliards d’euros, dont une hausse de 2 % pour la création et un maintien des moyens des directions régionales des affaires culturelles (Drac). Le problème est que cette stabilisation intervient au moment de la baisse des dotations de l’État aux collectivités. Or, depuis les années 1980, la vie culturelle en France repose sur un partenariat dynamique entre État et collectivités. Ce maillon s’affaiblissant, tout l’équilibre est fragilisé. D’autant plus que la réforme territoriale entame une refonte de la gouvernance des politiques publiques, dont celles qui concernent le secteur culturel. Quelle place pour la culture dans cette réforme ? L’éclairage de Cyril Seassau, directeur du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), qui organise pendant plusieurs semaines des rencontres intersyndicales et interrégionales en France sur ce thème.
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Cyril Seassau : Ces rencontres suivent plusieurs actions engagées depuis l’automne, dont des tables rondes
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