Départementales : L’élection à mille inconnues

Si l’on attend une faible participation, ce scrutin, inédit dans sa forme actuelle, n’est pas joué d’avance.

Pauline Graulle  • 19 février 2015 abonné·es
Départementales : L’élection à mille inconnues
© Photo : AFP PHOTO / FRED DUFOUR

Une élection qui change de nom, de mode de scrutin, et destinée à élire des représentants d’une institution promise à la casse… À coup sûr, les départementales (nouveau nom des cantonales) mobiliseront peu d’électeurs les 22 et 29 mars prochains. Traditionnellement boudées par les Français – dans les années 1960, déjà, certains scrutins dépassaient les 40 % d’abstentionnistes –, les cantonales ont battu un record d’abstention en 2011, avec près de 56 % des inscrits qui ne s’étaient pas rendus aux urnes.

Cette fois, la toile de fond apparaît encore moins propice à la mobilisation. Entre un François Hollande qui déclarait, le 6 avril dernier, que « les conseils généraux ont vécu » et un Manuel Valls bien décidé à leur faire la peau avant de leur accorder un sursis « jusqu’en 2020-2021   », on peut comprendre le peu d’entrain à voter pour une institution que l’exécutif n’a eu de cesse de vouer aux gémonies ! Ajoutez à cela « le désenchantement politique actuel, notamment dans l’électorat de gauche, indique Thomas Frinault, maître de conférences en sciences

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

La résilience, boussole pour le monde à venir
Inégalités 12 juin 2026 abonné·es

La résilience, boussole pour le monde à venir

Alors que les crises sociales, démocratiques et écologiques nourrissent partout le sentiment d’impuissance, des résistances citoyennes dessinent d’autres possibles. Cécile Duflot plaide pour faire de la résilience collective une force politique capable de combattre les inégalités, défendre l’État de droit et redonner espoir face aux replis nationalistes et aux logiques de renoncement.
Par Cécile Duflot
2027 : Raphaël Glucksmann cherche sa gauche sur les terres d’extrême droite
Présidentielle 11 juin 2026 abonné·es

2027 : Raphaël Glucksmann cherche sa gauche sur les terres d’extrême droite

L’eurodéputé veut s’imposer au sein de l’espace social-démocrate en parlant à la gauche, mais pas seulement. Plus risqué, il souhaite l’emporter face à l’extrême droite en reprenant ses totems, comme la défense de la nation.
Par Lucas Sarafian
Entre la primaire et Glucksmann, les socialistes encore et toujours tiraillés
Récit 11 juin 2026 abonné·es

Entre la primaire et Glucksmann, les socialistes encore et toujours tiraillés

Olivier Faure, contesté dans son propre parti, rêve de rassembler la gauche non-mélenchoniste et d’embarquer Raphaël Glucksmann. Tandis que l’eurodéputé ne se voit pas partir sans le PS mais se rapproche surtout des opposants internes au premier des roses. Dialogue de sourds.
Par Lucas Sarafian
« Raphaël Glucksmann reconduit une ligne sociale-libérale par la timidité sociale de son programme »
Entretien 11 juin 2026

« Raphaël Glucksmann reconduit une ligne sociale-libérale par la timidité sociale de son programme »

Le sociologue et politiste Philippe Corcuff estime qu’une candidature sociale-libérale pourrait bénéficier d’un espace électoral temporaire en France. Mais considère que la social-démocratie est en crise.
Par Lucas Sarafian