Sombre printemps

Mikaël Serre adapte les Enfants du soleil de Gorki en huis clos où plane l’ombre des révolutions arabes.

Anaïs Heluin  • 12 février 2015 abonné·es
Sombre printemps
© **Les Enfants du soleil** , d’après Maxime Gorki, au Monfort, à Paris XVe, jusqu’au 14 février. www.lemonfort.fr Photo : Mario Del Curto

Avec Platonov du collectif les Possédés à la Colline, et Ivanov de Luc Bondy à l’Odéon, la scène parisienne a fait le plein de Tchekhov pour un moment [^2]. Place maintenant au Monfort pour une pièce russe plus rarement montée : les Enfants du soleil  (1905), de Maxime Gorki, dans une adaptation et une mise en scène de Mikaël Serre. Avec lui, tout en restant dans une atmosphère dépressive très tchékhovienne, on s’éloigne à la fois de la Russie et du passé pour entrer dans un univers kitch et design impossible à localiser. Cactus éclairés comme des sapins de Noël, billes de plastique mélangées à du sable fin et écran géant en toile de

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Théâtre
Temps de lecture : 4 minutes