Le bipartisme espagnol asphyxié
Avec l’arrivée de Podemos, c’est toute la culture politique espagnole qui est tenue d’évoluer, à sept mois des élections générales.
dans l’hebdo N° 1355 Acheter ce numéro

«C e sera de la folie », glisse un militant de Barcelona en comú dans le brouhaha de la victoire. L’ère qui s’ouvre pour quatre ans à Barcelone sera en effet une bataille politique de chaque instant. Seule la liste d’Ada Colau (25 %, 11 sièges) est à même de gouverner, en fédérant une alliance à dominante indépendantiste avec l’ERC, parti de centre gauche (11 %, 5 sièges), et le CUP à l’extrême gauche, qui a réalisé une percée cruciale pour l’issue du scrutin (7 %, 4 élus). La droite, divisée sur la question indépendantiste, pourra toutefois réunir une majorité au cas par cas avec le renfort de Ciutadans (11 %, 5 élus), le regroupement de citoyens centriste, et des socialistes qui ont perdu la moitié de leurs voix au profit de