L’argent criminel du charbon

De grandes banques et des industriels français lorgnent toujours sur d’énormes projets charbonniers, comme en Afrique du Sud.

Patrick Piro  • 24 juin 2015 abonné·es
L’argent criminel  du charbon
© Photo : Du Toit / Biosphoto / Minden Pictures / AFP

Le charbon « propre » ? Thomas Mnguni ne voit vraiment pas de quoi il s’agit. Ce militant sud-africain, invité par les Amis de la Terre à témoigner de la situation des populations affectées par les projets de centrales au charbon de sa région, n’a pas obtenu d’accréditation pour le Business and Climate Summit, qui s’est tenu à Paris fin mai. Plusieurs centaines de représentants du monde des affaires y exposaient leur approche du dérèglement climatique. Il hausse les épaules : « Nous n’en attendons rien. Ils font toujours passer le profit avant tout. Les risques, nous les dénonçons depuis longtemps, en vain. » Thomas Mnguni aurait volontiers interpellé des cadres de la BNP, de la Société générale, du Crédit agricole. Les banques françaises font partie des plus importants prêteurs sollicités pour la construction des deux monstrueuses centrales à charbon de Medupi et Kusile, sur le plateau central du Highveld. Pour couvrir la croissance de la demande en électricité, l’Afrique du Sud a engagé un important programme de

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Écologie
Temps de lecture : 5 minutes