Vitez, ou l’empire des signes
Les écrits oubliés du défenseur d’« un théâtre élitaire pour tous », disparu il y a vingt-cinq ans.
dans l’hebdo N° 1356 Acheter ce numéro

© Arutjunov Vitaliy / RIA NOVOSTI / AFP
Àl’approche du Festival d’Avignon, les éditeurs réveillent les fantômes des hommes de théâtre dont la figure tutélaire a conservé une aura de vigie. Ici paraît un livre sur Jean Vilar, là un ouvrage sur Patrice Chéreau. Mais le souvenir d’Antoine Vitez devrait être particulièrement agissant, en cette année du 25e anniversaire de sa mort (le 29 avril 1990). Une bonne part de ses écrits et de ses entretiens, le Théâtre des idées, est publiée, formant un volume de 600 pages. Il y est question de ces mutations théâtrales qui, parties des années 1960 et explosives entre 1970 et 1990, ont beaucoup changé l’art de la mise en scène et du jeu, mais ont parfois été abandonnées dans un repli prudent ou sincère vers les traditions. Peu d’hommes de théâtre ont autant écrit que Vitez. Ses textes théoriques, son Essai de solitude, ses poèmes, parus chez POL, forment déjà un beau rayonnage. Cela ajoute à sa singularité : son histoire ne ressemble pas à celle de
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