Tonalestate : « Ne pas rester spectateurs »
L’association italienne anticolonialiste Tonalestate est devenue en quelques années un haut lieu de réflexion sur les maux et les conflits du monde. Maria Paola Azzali, sa présidente, revient sur les travaux des années passées et présente la session 2015.
dans l’hebdo N° 1362 Acheter ce numéro

Depuis quatorze ans, l’association Tonalestate organise dans la région de Bologne des débats autour d’un grand thème qui agite notre époque. L’an dernier, c’était l’histoire. Du 4 au 7 août, l’édition 2015 invitera intellectuels, militants et acteurs de la vie sociale à réfléchir au « délire de la toute-puissance ». Un sujet prométhéen aux multiples entrées, politiques, écologiques, scientifiques, philosophiques. L’occasion de faire un peu plus connaissance avec ce mouvement culturel, d’origine catholique, mais laïque et non confessionnel.
Pouvez-vous nous présenter Tonalestate, son histoire, ses objectifs, son réseau ?
Maria Paola Azzali : L’association Tonalestate est née le 28 juillet 2001. L’idée d’origine était de réunir tous ceux qui sont désireux de ne pas rester spectateurs face à notre temps si confus, si désordonné et terriblement cruel. Mais Tonalestate ne peut être