Turquie : « Erdogan n’a jamais accepté l’idée de l’autonomie pour le Kurdistan »
Coprésidente du Congrès démocratique des peuples, l’avocate Sebahat Tuncel dénonce une nouvelle vague de répressions contre le peuple kurde. Et détaille les diverses positions en vue d’une solution politique au conflit.
dans l’hebdo N° 1367 Acheter ce numéro

Prenant prétexte de l’attentat de Suruç, le 20 juillet à la frontière syrienne, le gouvernement turc a lancé plusieurs raids sur la région. L’explosion attribuée au groupe État islamique (EI) avait causé la mort de 32 jeunes Kurdes. Mais, étonnamment, ce sont les Kurdes, bien plus que les jihadistes de l’EI, qui sont ciblés par la répression. Sebahat Tuncel, invitée à l’université d’été d’Ensemble !, analyse les causes profondes de ce retour à la violence après une période de trêve.
Comment expliquez-vous ce nouveau durcissement du pouvoir turc sur la question kurde ?
Sebahat Tuncel : Le point de départ, ce sont les élections turques du 7 juin. Pour la première fois, l’AKP n’a pas réussi à atteindre la majorité absolue au Parlement, alors que, nous, le Parti démocratique des peuples (HDP), avons recueilli 13 % des voix, soit 80 députés sur 550 [^2]. Avec la particularité que 32 de nos députés sont des femmes, de loin la proportion la plus importante de tous les partis de
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