« Un soir chez Boris », d’Olivier Debelhoir : Le cirque au coin du feu
Avec Un soir chez Boris, Olivier Debelhoir signe son premier solo. En trappeur fantaisiste, il convoque dans sa yourte un imaginaire original. Un délicieux rempart d’absurde contre l’isolement.
dans l’hebdo N° 1368 Acheter ce numéro

© Mimi&Nico
Avec sa barbe de mille jours, une vieille casquette bien vissée sur sa tête en broussaille et sa chemise de trappeur rentrée dans un short informe, Boris, alias Olivier Debelhoir, a tout de l’ermite des temps modernes. Ou du vieux garçon un peu dérangé. Les apparences, il fait croire qu’il s’en fout. Mais sa désinvolture a quelque chose de surjoué. Quand il accueille les spectateurs – une petite centaine chaque soir – dans sa yourte-chapiteau, il semble déterminé à ne pas lâcher un sourire. À faire le bougon. On voit bien que, du coin de l’œil, il veille au confort de ses invités, mais il s’en défend à coup de
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :
Pour aller plus loin…
« Comme Ali » : dire la violence
« Princesse » : le plombier, la lapine et autres pièces de puzzle
« Le monde moderne phagocyte le désert de la Tatacoa »