L’art tunisien entre rage et désespoir
Les Journées théâtrales de Carthage ont mis en lumière le sentiment d’impasse politique qui domine en Tunisie, au lendemain de l’attribution du prix Nobel de la paix au quartet du dialogue.
dans l’hebdo N° 1374 Acheter ce numéro

Au milieu de l’avenue Bourguiba, un attroupement largement entouré de policiers. De loin, on pense à une manifestation. Depuis la chute de Ben Ali, le 14 janvier 2011, les rassemblements sont quotidiens sur cette artère centrale de Tunis. Contre la corruption, en solidarité avec le peuple palestinien, en réaction à des décisions gouvernementales… Ils font partie du paysage familier de la capitale. Mais, ce 16 octobre, le groupe a plutôt un air de parade. Au son d’une musique traditionnelle, des hommes montés sur des échasses occupent un périmètre délimité par des barrières de sécurité. « C’est notre petit Avignon », commente un jeune homme. Un apprenti comédien qui prévoit de terminer ses études à Berlin ou à Lyon. Nous sommes devant le Théâtre municipal de Tunis, juste avant l’inauguration officielle de la 17e édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC), le plus important festival de théâtre arabo-africain, le plus ancien aussi, qui se tient jusqu’au 24 novembre.
Pourtant, une semaine après l’attribution du prix Nobel de la
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