Je soussigné, Mahmoud Darwich

Le condensé d’une œuvre dans un entretien du poète en décembre 1991.

Politis  • 11 novembre 2015
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Décembre 1991, à « une époque où ni la maladie ni la mort ne rimaient avec le nom de Mahmoud Darwich ». Totalement absorbé par son écriture, le poète (1941-2008) refusait alors tout entretien à la presse. À une seule exception, celle d’Ivana Marchalian, jeune journaliste à la revue libanaise Addawliya, à laquelle il a bien voulu répondre, par écrit, non sans tergiversations. C’est cet entretien, dont les circonstances sont rapportées par le menu détail (malheureusement avec quelques prétentions agaçantes), dessinant en creux un portrait de Darwich, que la journaliste livre aujourd’hui. L’occasion d’entendre résonner une enfance, l’obsession de la terre-mère, avec ses « chevelures de la malédiction », toute une « mémoire de la terre palestinienne », le portrait « d’une histoire plurielle » avec ses personnages, figures de l’amour, de l’exil, de la mort. Soit le condensé d’une œuvre.

**Je soussigné, Mahmoud Darwich, entretien avec Ivana Marchalian** , traduit de l’arabe par Hana Jaber, Actes Sud, 96 p., 17 euros.
Littérature
Temps de lecture : 1 minute
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