Régionales : la drôle de campagne

L’onde de choc des attentats a balayé les enjeux locaux d’une élection se jouant désormais sur la sécurité, qui n’est pas de la compétence des Régions.

Michel Soudais  • 25 novembre 2015 abonné·es
Régionales : la drôle de campagne
© Photo : VENANCE/AFP

Voter, mais pour quoi ? Après une semaine de quasi-silence, les candidats aux régionales ont repris en ordre dispersé le chemin des marchés et des réunions publiques. Toutes les familles politiques étaient d’accord pour maintenir les élections à leur date. Les reporter eût été céder aux terroristes. Toutes enjoignent aux électeurs de ne pas déserter les urnes. Avec le même argument : « Voter, c’est résister. »

Mais, après les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés en France, les candidats sont aussi unanimes à estimer qu’ils ne peuvent reprendre la campagne comme avant. La semaine dernière, députés et sénateurs ont presque unanimement approuvé la prolongation de l’état d’urgence et le renforcement de ses dispositions. Seuls six députés (trois socialistes et trois

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Politique
Temps de lecture : 4 minutes