Tsipras dans le piège des créanciers
Le Premier ministre est contraint d’appliquer des mesures de plus en plus impopulaires. Correspondance à Athènes, Angélique Kourounis.
dans l’hebdo N° 1381 Acheter ce numéro

Alexis Tsipras et l’Europe, c’est comme le théâtre d’ombres, on devine les mouvements mais on ne sait pas qui joue quel rôle. Pour le blogueur Loucas Stamellos, cofondateur du site alternatif OmniaTV, cela s’apparente même à « un Guignol qui joue sans véritable adversaire, car Alexis Tsipras est actuellement le seul politicien en position de gouverner le pays ». De fait, à droite, les conservateurs, dans la panade, sont incapables d’élire un président de parti. Et, à gauche, personne, ni les communistes ni l’Unité populaire (le parti fondé par les sécessionnistes de Syriza, le mouvement de la gauche radicale au pouvoir), ne veut ni ne peut gouverner.
Du coup, Alexis Tsipras a un boulevard devant lui. Le problème, c’est qu’il ne sait pas ou aller. L’Europe a besoin de lui par défaut pour appliquer sa politique, et lui coopère avec un pistolet sur la tempe. Il voudrait appliquer une autre politique, mais il est désormais convaincu que ce n’est pas