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Migrants : La politique européenne du barbelé

L’UE se donne dix jours pour finaliser un accord avec la Turquie.

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L’Union européenne se donne dix jours pour finaliser un accord avec la Turquie sur la gestion de la crise migratoire. Sur la table, 3 milliards d’euros supplémentaires réclamés par Ankara contre la promesse de reprendre sur son territoire les migrants économiques expulsés d’Europe… mais aussi des réfugiés syriens, arrivés en Grèce, qui y auraient déjà déposé une demande d’asile. En échange, l’UE s’engagerait à réintégrer le même nombre de réfugiés directement depuis la Turquie, et à les installer dans les pays membres. Un Syrien pour un Syrien. Sur le papier, ce mécanisme permettrait de lutter contre les départs en mer, en assurant une voie sûre et légale d’entrer sur le territoire européen. Mais cette idée repose sur la répartition des réfugiés entre les États membres, principe de solidarité que Bruxelles a largement échoué à mettre en place depuis six mois tant les pays font preuve de mauvaise volonté. Certains d’entre eux ont d’ailleurs réaffirmé leur opposition. Le Premier ministre hongrois s’est à nouveau élevé contre toute « réinstallation massive », et son homologue britannique a assuré que Londres ne prendrait part à aucune politique d’asile commune. De quoi transformer les « voies légales » d’entrée en Europe en portes fermées.


Photo : DENIS CHARLET/AFP

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