Quelle démocratie sociale ?
Si le fonctionnement du dialogue entre patronat et syndicats connaît des réformes depuis une quinzaine d’années, le Medef garde les cartes en main, et les propositions d’évolution vers plus de justice et de loyauté restent lettre morte.
dans l’hebdo N° 1395 Acheter ce numéro

« Si les salariés savaient… », glisse un syndicaliste consterné. C’est pourtant un secret de polichinelle : le dialogue social est vicié. Pas le principe : « Moyen que se donnent les acteurs pour trouver par eux-mêmes des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent », définit Jean-Paul Guillot, -président de l’association Réalités du -dialogue social [^1]. Pour le site vie-publique.fr, le dialogue social comprend « tous les types de négociation, de consultation ou d’échanges d’informations entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des questions présentant un intérêt commun relatives à la politique économique et sociale ».
Mais son fonctionnement est grippé : les négociations réelles, comme celles sur l’avant--projet de la loi -Travail de Myriam El Khomri, semblent bien avoir lieu en amont des négociations officielles, lesquelles se tiennent une fois le texte rédigé. Des deals seraient passés lors de dîners d’initiés. Comme ceux du -Quadrilatère, qui réunit des syndicalistes, des patrons, des DRH et des journalistes pour « parler du social » (voir Politis n° 1324). Ou