Le boycott, l’arme ultime des Palestiniens

Face à une colonisation galopante, qui hypothèque la solution à deux États, et devant l’atonie de la communauté internationale, la campagne BDS s’impose comme une action non-violente et potentiellement efficace.

Margaux Mazellier  • 11 mai 2016 abonné·es
Le boycott, l’arme ultime des Palestiniens
© JULIEN VACHON PRO/citizenside/AFP

Juillet 2005. Un an après que la Cour internationale de justice eut jugé illégal le mur construit par Israël sur le territoire palestinien occupé, 171 ONG lançaient un appel mondial au boycott des produits israéliens. Sur le modèle de la campagne qui avait été menée contre l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid, les représentants de la société civile palestinienne appelaient chaque citoyen à faire pression sur leurs États respectifs pour qu’ils appliquent l’embargo économique et culturel. Un moyen pacifique de lutter contre la colonisation, qui est en constante augmentation depuis 1967. Fin 2015, on comptait en effet environ 547 000 colons en Cisjordanie, dont 196 890 à Jérusalem-Est, où les Palestiniens veulent édifier leur capitale. C’est deux fois plus qu’en 1995 !

Selon un rapport de l’ONG israélienne La Paix maintenant, publié le 28 décembre dernier, le gouvernement israélien prévoit de construire plus de 55 500 nouveaux logements dans des colonies en Cisjordanie, dont plus de 8 300 en zone E1, un secteur stratégique qui relie Jérusalem-Est à la colonie de Ma’ale Adumim. Développer les colonies dans cette zone permettrait à l’État hébreu de couper la Cisjordanie en deux. «

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