Le « trou de souris » de Mélenchon
Le candidat autodéclaré de « la France insoumise » a multiplié les explications sur ses objectifs et la démarche collective qu’il souhaite pour les porter.
dans l’hebdo N° 1406 Acheter ce numéro

Le rendez-vous est annoncé depuis près de trois mois. Ce 5 juin, Jean-Luc Mélenchon organise le premier rassemblement public de la « France insoumise » sur le lieu même où il avait lancé la campagne présidentielle du Front de gauche, le 28 juin 2011, et l’avait terminé, au soir du premier tour. Un choix réfléchi. Il s’agit de reprendre l’ouvrage là où il s’est interrompu. Et de marquer la continuité d’une démarche quand les critiques l’accusent d’être dans une conduite personnelle. « Un faux débat », assure-t-il. Du fait des institutions, qu’il n’a pas choisies et veut remplacer par une 6e République, « il n’y a qu’un seul nom sur le bulletin de vote », rappelle-t-il. Le véritable débat est autre. Plus fondamental, explique-t-il ces derniers temps, multipliant les interventions pour la « méthode d’action globale » que propose sa candidature, et tenter de lever les résistances qu’elle soulève encore.
Mardi 24 mai, il tenait sa première conférence de presse dans ses locaux de campagne, un appartement au sixième étage d’un immeuble dans le quartier de la gare de l’Est. Autant pour faire le point sur l’« élaboration collective » du programme qu’il défendra après son adoption, lors d’une « convention de la France insoumise », en octobre, que pour annoncer les futures étapes de la construction du « mouvement des insoumis » qui