Podemos face à son destin
Le parti de Pablo Iglesias rassemble ses troupes dans l’espoir de dépasser les socialistes lors des élections du 26 juin. Une stratégie qui repose sur un difficile équilibre interne.
dans l’hebdo N° 1407 Acheter ce numéro

L’Espagne est donc sans gouvernement depuis les élections de décembre dernier. Après la valse des rencontres et des négociations, plus ou moins sincères, et en l’absence d’un pacte de gouvernement crédible, les partis espagnols s’apprêtent à affronter de nouvelles élections générales le 26 juin. Podemos repart donc à l’assaut des urnes.
Après l’échec de son rapprochement avec les socialistes du PSOE, bloqué en grande partie par l’accord de ces derniers avec les centristes de Ciudadanos et le désaccord sur le référendum catalan, le parti de Pablo -Iglesias a finalement annoncé son alliance avec la gauche radicale d’Izquierda Unida (IU) pour ce scrutin de la seconde chance. Sous le titre éloquent d’« Unidos Podemos » (Unis, on peut), la coalition rassemble également les confluences régionales de Podemos en Catalogne, en Galice et dans la région de Valence, et abandonne définitivement la transversalité idéologique qui fut un temps le moteur de la « machine de guerre électorale » d’Iglesias.
Mais, si la synergie actuelle est au rassemblement des forces à gauche, l’abandon des négociations avec le PSOE n’aura pas été sans générer un vif débat interne,