« Marcher droit, tourner en rond », d’Emmanuel Venet : Pas facile d’être un surhomme

Récit d’un quadragénaire atteint du syndrome d’Asperger, Marcher droit, tourner en rond d’Emmanuel Venet est une satire mordante des rituels familiaux et des hypocrisies sociales en tout genre.

Anaïs Heluin  • 31 août 2016 abonné·es
« Marcher droit, tourner en rond », d’Emmanuel Venet : Pas facile d’être un surhomme
© Photo : ESO

Comme le Meursault de Camus, le narrateur de -Marcher droit, tourner en rond ouvre son monologue par le récit d’un enterrement où il ne verse pas une larme. Celui de sa grand-mère Marguerite. Une femme qu’il détestait pour son égoïsme et sa faculté à transformer le réel selon ses intérêts, dont une officiante « payée à la pige » vante la grandeur d’âme lors d’une cérémonie « révisionniste » qui sert de cadre à l’ensemble du texte.

L’argument du court roman d’Emmanuel Venet est donc simple. Le langage qui s’y déploie beaucoup moins. Devant la tombe de Marguerite, le petit-fils déjà âgé de 45 ans met son sens de l’analogie incongrue et son goût pour la précision lexicale au service d’une chronique familiale des plus singulières. Toute en absurde et en humour noir.

Ce n’est pas pour rien -qu’Emmanuel Venet dédie son roman à la mémoire de l’écrivain et éditeur Georges -Lambrichs (1917-1992). Connu pour avoir publié Samuel

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Littérature
Temps de lecture : 5 minutes