[ARCHIVE] Des « événements » à la « guerre d’Algérie »

Un voile d’oubli a longtemps recouvert le massacre des Algériens qui avaient manifesté dans les rues de Paris, le 17 octobre 1961, à l’appel du Front de libération national (FLN). La volonté d’occultation du pouvoir gaulliste et de son préfet de police, le sinistre Papon, était si forte que, 55 ans après, le macabre bilan de cette manifestation se situe dans une fourchette de 98 à 120 morts. Porter ces faits à la connaissance du public, les faire reconnaître a été un long combat de mémoire porté par quelques historiens et associations. Politis y a pris sa part en publiant le 19 septembre 1991 un important dossier sur cette manifestation tragique. Nous en republions aujourd’hui l’introduction de Michel Soudais.

Michel Soudais  • 17 octobre 2016 abonné·es
[ARCHIVE] Des « événements » à la « guerre d’Algérie »
© Des Algériens arrêtés lors de la manifestation pacifique organisée à Paris le 17 octobre 1961 par la Fédération de France du FLN (Front de Libération nationale) pendant la guerre d'Algérie pour protester contre le couvre-feu imposés aux Français musulmans s'apprêtent à embarquer à bord d'un avion à destination de l'Algérie.Photo : AFP.

Cent morts, deux cents, peut-être trois cents ? C’était à Paris, il y a trente ans, le 17 octobre 1961. Presque hier. une répression policière comme on n’en avait jamais vu, comme on n’en n’a plus vu depuis. Les "événements d’Algérie", selon le cynique euphémisme de nos gouvernants d’alors, tirent à leur fin. 75 % des Français ont approuvé, le 8 janvier, le référendum sur l’autodétermination en souhaitant que le Général mette un terme à cette guerre. Le FLN négocie avec le gouvernement tout en maintenant la pression jusque sur le territoire métropolitain qu’investissent aussi les tueurs de l’OAS. Le 8 septembre, ceux-ci manquent d’assassiner de Gaulle

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

« J’aimerais que les insoumis s’adressent à tous les électeurs de gauche »
Entretien 2 avril 2026 abonné·es

« J’aimerais que les insoumis s’adressent à tous les électeurs de gauche »

Le député de Gironde Loïc Prud’homme prend des distances avec les insoumis. Il critique la stratégie du mouvement mélenchoniste qui conduirait à abandonner les électeurs traditionnels de la gauche.
Par Lucas Sarafian
2027 : du centre à l’extrême droite, l’instinct primaire
Analyse 1 avril 2026 abonné·es

2027 : du centre à l’extrême droite, l’instinct primaire

L’idée d’une primaire de la droite et du bloc central pour 2027 émerge dans les esprits. Mais encore faut-il se mettre d’accord sur le périmètre de cet hypothétique processus, entre ceux qui souhaitent l’élargir à Sarah Knafo et ceux qui ne veulent pas encore s’enliser dans les accords d’appareils.
Par Alix Garcia
« Le macronisme se dissoudra dans la bonne vieille alternance gauche-droite »
La Midinale 26 mars 2026

« Le macronisme se dissoudra dans la bonne vieille alternance gauche-droite »

Pour décrypter les résultats des municipales 2026 et se projeter dans la présidentielle 2027, John-Christopher Rolland, maître de conférences à l’université de Nanterre, est l’invité de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
Municipales : à Limoges, chronique d’une défaite
Reportage 25 mars 2026 abonné·es

Municipales : à Limoges, chronique d’une défaite

À Limoges, la victoire a, pour la troisième fois d’affilée, échappé à la gauche lors du scrutin municipal. Une déception d’autant plus forte qu’insoumis, socialistes, écologistes et communistes s’étaient décidés à partir main dans la main pour ce second tour.
Par Alix Garcia