Présidentielle : Quelle voix pour l’écologie ?
Affaibli, le parti écologiste n’entend pas renoncer à défendre ses idées lors de la présidentielle de 2017. Quatre candidats sont en lice.
dans l’hebdo N° 1422 Acheter ce numéro

On affichait une certaine satisfaction lundi dernier à la direction d’Europe écologie-Les Verts (EELV) : au 1er octobre, clôture des inscriptions, plus de 10 000 sympathisants s’étaient enregistrés pour participer à la primaire organisée par le parti pour désigner son représentant à la présidentielle du printemps prochain, moyennant 5 euros de contribution et l’adhésion à une charte de principes. « C’est plus que le nombre de nos adhérents », souligne Sandra Regol, porte-parole d’EELV. Ces derniers, au nombre de 7 000, sont inscrits d’office. Le corps électoral compte donc 17 000 personnes, quand la direction en visait 15 000, pour 10 000 votants – objectif largement envisageable. Pour autant, pas de fanfaronnade : en 2011, la primaire écologiste, qui avait placé Eva Joly devant Nicolas Hulot contre toute attente, avait enregistré 33 000 inscrits, dont 14 000 adhérents EELV, et 25 000 votants.
Le parti, endetté, n’a par ailleurs consacré que 20 000 euros à l’opération. Et la campagne d’appel à participer a été courte puisque la décision d’organiser une primaire, validée par le congrès de juin dernier, n’a été confirmée que fin août : il avait été tacitement entendu qu’elle serait caduque dans le cas où Nicolas Hulot, dont le nom semblait cette fois-ci largement consensuel au sein d’EELV, déciderait de se présenter à la présidentielle – l’écologiste n’ayant nullement l’intention de repasser par une primaire.
Après le renoncement de Hulot en juillet dernier, Cécile Duflot avait présenté comme « naturelle