La révolution des monnaies locales

Les monnaies complémentaires permettent de cibler les secteurs de la transition.

Après la crise de 1929, des monnaies locales ont émergé pour déconnecter des territoires de leur monnaie nationale, victime d’hyper-inflation ou de fuite à l’étranger. Le wir suisse existe depuis 1934 et il est la plus emblématique de celles-ci avec l’équivalent de 1,5 milliard de francs suisses échangés en 2013. Depuis 2000, il y a un renouveau de ces monnaies, pour répondre tant à une mondialisation mortifère qu’à des crises nationales persistantes. La crise argentine de 2002 a vu une dizaine de monnaies apparaître car elles sécurisaient mieux les échanges que le peso argentin. Aujourd’hui, la première monnaie locale en France est l’eusko au Pays basque, avec 450 000 équivalents euro/papier en circulation, avant son passage au numérique.

La monnaie n’est pas un simple instrument économique de paiement. C’est une construction sociale dont l’importance n’est comprise que lorsqu’elle entre en crise, c’est-à-dire qu’elle n’est plus acceptée comme moyen de paiement. C’est un lien social, et donc un facteur de socialisation.

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