« Fais de beaux rêves », de Marco Bellocchio : Une promesse de l’aube
Avec Fais de beaux rêves, le cinéaste italien Marco Bellocchio revient sobrement mais de manière poignante sur le thème intime et universel de la mort de la mère.
dans l’hebdo N° 1433-1434 Acheter ce numéro

Les images un peu jaunies, d’un autre temps, filent comme de fragiles phalènes. Dans le grand salon de l’appartement, un gosse de 8 ou 9 ans danse un rock endiablé avec sa mère. On le retrouve enfoncé dans le canapé devant un épisode de Belphégor ou le fantôme du Louvre, inquiétant et mystérieux, qui le pousse à se blottir contre sa mère. Des guirlandes de Noël clignotent sur le sapin. « Fais de beaux rêves », qu’elle souffle tendrement à l’oreille de son fiston quand il s’endort dans sa chambre. Un moment plus tard, un prêtre lui soufflera d’autres mots : « Ta mère est au paradis. » Il n’y aura pas de rêves, mais peut-être bien un long cauchemar.
Une vingtaine d’années plus
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