La démocratie au bout du clic ?
Grâce au numérique, la « civic-tech » veut impulser une autre façon de prendre part au débat politique, plus horizontale et plus participative. Doux rêve ou réelle vision citoyenne ?
dans l’hebdo N° 1431 Acheter ce numéro

L’univers numérique a un nouveau dada : « les civic-tech ». Derrière ce néologisme se cacherait le moyen de renouveler notre démocratie en crise, de faire sa « mise à jour » et de la rendre plus interactive. Ces « technologies civiques », en bon français, ce sont par exemple les primaires citoyennes organisées par Primaire.org, qui entamera du 15 au 31 décembre le second tour de l’élection de son « candidat citoyen », avec presque autant de participants que la primaire écolo. Mais ce sont aussi des sites de contribution aux projets législatifs, à l’instar du site Parlement & Citoyens, ou encore des espaces de débat et de d’échanges tels que DemocracyOS.
La liste est encore longue : interpeller les élus avec le « PiPhone » de la Quadrature du Net, un outil de campagne téléphonique, ou mobiliser grâce au mastodonte qu’est devenu Change.org, avec ses sept millions de Français signataires, donner de son temps avec -Fullmob, un outil de « crowd-timing » … Autant dire que le registre des « civic-tech » est plutôt disparate. Avec cependant un point commun : se servir des technologies pour interroger la démocratie et proposer aux citoyens de participer en continu pour influer collectivement sur la sphère publique et politique. Un brin ambitieux ? « Les