Le legs de Hollande à Valls

Le chef de l’État, qui a renoncé à se présenter, laisse derrière lui un Parti socialiste en piteux état. Son devenir est le principal enjeu d’une primaire limitée aux socialistes et à leurs satellites.

Michel Soudais  • 7 décembre 2016 abonné·es
Le legs de Hollande à Valls
© Photo : ERIC FEFERBERG/POOL/AFP

Pour lui, c’est comme si c’était fait. Après l’annonce par François Hollande de sa « décision de ne pas être candidat à la présidence de la République », Manuel Valls avait le champ libre. Il n’a pas fait durer le suspense bien longtemps. Au lendemain de la déclaration présidentielle, ses proches justifiaient qu’il ne se porte pas immédiatement candidat par respect d’un « délai de décence ». « Il n’y a pas le feu, expliquait encore samedi le député vallsiste Philippe Doucet, en marge de la convention de la Belle Alliance populaire (BAP). Il vaut mieux prendre son temps et ne pas faire de faute. » Quatre jours auront suffi pour la décence et la réflexion. L’ambitieux s’y prépare depuis si

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