Christian Roqueirol, paysan activiste contre le groupe Bolloré
Membre de la Confédération paysanne, Christian Roqueirol est accusé de dégradations par le conglomérat français. En attendant son procès, il cherche à médiatiser le fond de l’affaire : l’accaparement des terres dans des pays d’Afrique et d’Asie.

Le 20 octobre 2016, Christian Roqueirol, paysan et éleveur de moutons, est convoqué à la gendarmerie de Saint-Jean-du-Bruel, dans l'Aveyron. La cause ? Un plainte du groupe Bolloré.
Le 6 juin, nous étions 150 à manifester devant la tour Bolloré [à la Défense], pour protester contre l'accaparement des terres en Afrique par Socfin, une filiale du groupe. J'ai descendu, symboliquement, un drapeau du mât et les vigiles se sont rués sur moi. Dans le mouvement de foule, le mât a bougé et c'est pour ça que Bolloré porte plainte contre moi pour dégradation.
Porter le débat par tous les moyensLa plainte est ridicule au regard du problème de fond, mais le paysan reconnaît son implication, espérant qu'un procès mette en lumière le phénomène d'accaparement des terres par les entreprises françaises. « Profitons-en ! Ça fait longtemps qu'on essaye de sortir cette histoire de l'ombre ! », s'exclame-t-il. « C'est une vraie stratégie, explique le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel. Pour Christian, lorsque la problématique vaut
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