L’islamophobie, bien sûr

L’islamophobie n’est pas du tout un racisme, voyons, que vas-tu imaginer là ?

Le publiciste Pascal Bruckner vient de faire un livre, paru chez Grasset [1], pour dénoncer, c’est son titre, « un racisme imaginaire » : l’islamophobie, bien sûr. Son propos, tout en hardiesse et nouveauté [2], se résume comme suit : « Depuis trente-cinq ans, le terme d’“islamophobie” anéantit toute parole critique envers l’islam. Il a pour double finalité de bâillonner les Occidentaux et de disqualifier les musulmans réformateurs. » Jusque-là, tout va bien, on a déjà lu ça mille fois, on est en territoire connu de la République : le gars veut, comme d’hab, nous faire gober que ce que « les islamogauchistes » sédimenté(e)s dans la bien-pensance appellent « l’islamophobie » n’est pas du tout « un racisme » – qui, par exemple, essentialiserait les musulman(e)s –, mais bien plutôt la critique raisonnée, et tout aussi légitime que celle des autres monothéismes, de la religion mahométane. Très bien : on lit ça, on est content(e)s, et presque rassuré( e)s, parce qu’en vrai, nous, on ne demande qu’à le croire, après tout, Pascal Bruckner, quand il assure qu’il n’a rien de particulier contre ces gens – on est de gauche, tu te rappelles ?

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