Kery James s’engage contre les violences policières

Le rappeur sera présent à la Marche pour la justice et la dignité organisée le dimanche 19 mars. Il veut sensibiliser l’opinion au danger que représentent les politiques sécuritaires.

« Depuis plusieurs années, je m’étais mis en retrait sur les questions de violences policières, car je me suis toujours méfié des discours qui pourraient être considérés comme victimaires. Dans ma chanson “Constat Amer”, qui date de 2012, j’ai écrit : “Et tes frères disparus que tu continues à pleurer/C’est pas des flics qui les ont butés/On est les premières victimes de notre propre violence.” Mais, avec les dernières affaires, Théo et Adama, j’ai trouvé qu’un palier avait été franchi. Je me suis donc rapproché de certains collectifs, comme Urgence notre police assassine, créé par Amal Bentounsi après la mort de son frère, Amine, en 2012 [1]. L’humiliation dépasse toutes les limites. C’est pour cela que la Marche pour la justice et de la dignité, le 19 mars, doit sensibiliser la population tout entière. Ce que l’opinion publique doit comprendre, c’est que le problème des violences policières ne peut pas rester un sujet qui sensibilise uniquement les jeunes de banlieue. Aujourd’hui, les populations les plus visées sont les Noirs et les Arabes. Mais, demain, les victimes de bavures policières pourront être de simples opposants politiques. Ce genre de violences a d’ailleurs déjà commencé, que ce soit avec la mort de Rémi Fraisse, en octobre 2014, lorsqu’il dénonçait la construction d’un barrage à Sivens, ou dans différentes manifestations.

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