Dossier : Nuit debout : Un an après

Toujours debout pour une autre démocratie

Des initiatives nées ou inspirées de Nuit debout émergent dans cette étrange campagne présidentielle, témoignant de la vivacité souterraine du mouvement.

Un joyeux tintamarre résonne sur la place de la République à Paris. Un bruit métallique de casseroles, entremêlé de voix en colère : « Un peu d’éthique chez nos politiques », « Stop à l’impunité des politiques et à la corruption », « Paris debout pour l’abolition des privilèges »… Le 18 février, les affaires d’emplois fictifs de François Fillon et de Marine Le Pen ont fait descendre les gens dans la rue, au pied de la statue qui a couvé pendant des mois les discussions parisiennes de Nuit debout. D’autres ont eu lieu à Rennes, à Lyon, à Toulouse, à Angers, à Strasbourg, à Saint-Omer… Un petit goût de rébellion citoyenne quasiment un an après l’éclosion des manifestations contre la loi travail et l’implantation de Nuit debout dans le paysage français.

Si l’initiative de cette mobilisation « Stop corruption » via les réseaux sociaux vient d’un citoyen isolé, le mouvement Nuit debout Paris en a assuré la gestion logistique, la modération des débats ainsi que la déclaration à la préfecture. L’expérience du printemps 2016 a consacré ce mouvement comme une référence en matière d’organisation de manifestations.

Depuis la rentrée de septembre, Nuit debout s’est fait discret mais ne s’est pas éteint. Quelques résistants attachés à l’occupation des places publiques continuent de s’activer. La commission éducation populaire propose toujours un espace de parole libre le week-end pour réfléchir collectivement à cette question : « Quelle société voulons-nous ? » L’interrogation anime Nuit debout depuis un an.

Il reste 76% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents