Attentat de Dortmund : le terroriste spéculait sur la chute du club en Bourse
L’auteur de l’attentat contre le bus du Borussia Dortmund, le 11 avril, espérait devenir multimillionnaire en précipitant la baisse de l’action du club. Explications.

L’attaque à la bombe qui a blessé un joueur du Borussia Dortmund, le 11 avril, n'était pas l'œuvre d'un terroriste islamiste, d'extrême droite, ou d'extrême gauche, comme on l'a d'abord soupçonné. Elle était en réalité due à un terroriste aguerri dans l’art complexe… des placements financiers.
Le parquet fédéral allemand a en effet annoncé, vendredi 21 avril, l’arrestation d’un Germano-Russe de 28 ans, Sergej W., expliquant que cet individu avait l’intention de spéculer à la baisse sur le cours de l’action du Borussia.
Promesse de vente à une date ultérieureDepuis sa chambre d’hôtel, le jour de l’attentat, l’homme avait passé des « options de vente » pour 15 000 actions du club. Autrement dit, il a acheté le droit de vendre à une date ultérieure, en l’occurrence le 15 juin, 15 000 actions du club à un prix fixé à l’avance.
Selon le mécanisme dit des « put-options », le futur vendeur – en l’occurrence le terroriste – achète une option de vente, comme il souscrirait une assurance. « Cela permet en principe à des gens qui ont un gros portefeuille de se protéger contre la baisse du prix des actions », explique Paul Jorion, spécialiste de la finance. Pour le futur acheteur, l’opération peut être intéressante si le court reste stable, ou augmente. _« En résumé, un vendeur s'entend avec un acheteur qui fait le pari inverse du sien », résume un professionnel du secteur.
Ce mécanisme permet donc au futur vendeur de spéculer sur la baisse. Car l’option de vente est signée pour des actions que le vendeur n’a pas encore en sa possession. Le terroriste attendait donc la chute du
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